23 novembre 2006
KULTUR > FUK LORIE WIZ A KNIFE
LORIE ! LORIE ! LORIE ! LORIE !
Quoi ? Vous connaissez pas Lorie ?
Mais si ! ce produit de maison disque qui a été décérébrée dès son plus jeune âge pour nous servir sa soupe à base de "POSITIVE ATTITUDE", expression qui a inspiré (ou plutôt étouffé) jusqu'au plus grand esprit démagogue de ce pays…montez les rideaux… je veux bien sûr parler du Jean-Pierre Raffarin !… Ouuuuuh Ouuuuuuuh …Vite ! Rebaissez les rideaux.
Bref Lorie nous revient de loin (d'entre les morts ?) avec un nouveau tube et un nouveau timbre de voix qui ne laissera sûrement pas indifférent tout son parterre de puceaux et de pucelles de fans boutonneux : le titre ? "Fuck with a knife" (en anglais "baiser avec un couteau").
J'ignore si la formule sera reprise par notre très lettré de Villepin mais elle fera à coup sûr la Une d'un prochain "Secrets d'actualités" de M6 sur " Lorie, la dangereuse sataniste". RE-PORK-TAGE que la chaîne pourra également recycler pour "FAN DE…"
C'est ça la productivité audiovisuelle ! RIEN NE SE PERD (sauf les neurones), TOUT SE RÉCUPÈRE (en petits morceaux).
04 novembre 2006
KULTUR > LE CATALOGUE DE LA DEROUTE
Voici un catalogue qui mérite vraiment le détour car comme toute bonne idée artistique, il n'est pas besoin de tergiverser pendant des heures pour la comprendre, ça met tout le monde d'accord tout de suite. C'est le genre d'idée originale et inventive qui coule de source. Tout le contraire de ce que l'on peut voir dans les galeries "d'ahres" comme oeuvres conceptuelles… euh ou plutot GROSSEU SHIT KONCEPTUOL (parlons bien parlons en SKIK !) ou il faut lire et réfléchir pendant des plombes pour arriver à se convaincre de la fausse bonne idée de l'artis… du gars que l'on aura totalement oublié le lendemain.
Bref je vous pose le décor :
Une assos : Entrez sans frapper
Un lieu : une cité de la banlieue de Toulouse.
Un artiste plasticien en résidence pendant 1 an : Nicolas Simarik
L'idée : prendre en photo les habitants du quartier pour en faire un faux catalogue de la REDOUTE.
Le nom : LE CATALOGUE DE LA DÉROUTE pardi !
Et j'ai envie de dire que le résultat se passe de commentaire. Le quartier se met en scène tout seul finalement car l'idée est simple, saine et généreuse. Elle va vraiment vers les gens et ne s'enferme pas dans un bastion HERMETIKO-INTELO-TEKNOKRATIK trop courant et plus que tout c'est un véritable doigt d'honneur à L'IMAGE MEDIATIK qui stigmatise et diabolise en permanence la réalité.
Ici les gens sont LA RÉALITÉ. Et la réalité est à leur avantage car ils sont vrais et naturels. Point de scénari catastrophes, point d'amalgames sordides, point de faits divers globalisants… juste la vie de tous les jours, la vraie, l'unique.
Et pour couronner le tout, une expo "IN SITU " en grand format sur les murs des immeubles : Eh man, mates comme j'assure grave sur la toph en bigos, je déchires hein ? Expo à ciel ouvert qui n'est pas sans rappeler le " 28 millimètres" de JR et Ladj Ly du très pertinent collectif KOURTRAJMÉ qui, lui, prenait place dans le quartier des Bosquets (Montfermeil) et la Forestière (Clichy sous bois, spécial dédicace à tous les anciens de Louise-Michel)
LE CATALOGUE DE LA DÉROUTE mérite amplement de s'appeler "VRAI OBJET D'ART CONTEMPORAIN" car tant par la démarche que par la rigueur et le souci de réalisation (les maquettistes de catalogues savent à quel point c'est un boulot titanesque), ses auteurs et ses acteurs sont allés jusqu'au bout. Et tout comme "la demeure de Chaos" de Saint-Romain au Mont d'Or, c'est une oeuvre que l'on peut aller voir au coin de la rue. Finalement je me prête à penser qu'en art c'est avant tout la générosité qui doit émerger d'une oeuvre au delà de tout ce qu'elle peut représenter ou signifier et je vous assure que si on commençait dès maintenant à faire le tri pour reconnaître les oeuvres contenporaines VRAIMENT généreuses, on ferait de la place à pas mal de jeunes artistes qui se les gèlent au portillon depuis des lustres !
http://www.laderoute.info/nicolas_simarik.htm
14 septembre 2006
kultur > la demeure du chaos gagne… à être connue !
ça fait plusieurs années maintenant que l'atypique (qui pique) et original Thierry Ehrmann met son dawa dans la région de Lyon, plus précisément à Saint-Romain.
Relatons brièvement les faits : un homme d'affaire passionné fait l'achat un jour d'une superbe demeure bourgeoise pour y installer son QG. L'homme qui ne manque pas d'idées ni d'énergie met en place le projet artistique de transformer cette maison en oeuvre d'art. Une oeuvre en perpétuelle mutation où différents artistes et collectifs se déchaînent à tour de rôle sur le thème de la fin du monde. Pessimiste et outrageant pour les biens pensants, ingénieux et excentriques pour ceux qui ont encore un peu d'esprit critique et qui aiment l'Art pour ses prises de positions, ses risques et ses révolutions.
Visiblement le maire de la ville de Saint-Romain au Mont d'Or fait partie des premiers (tant pis pour lui) et c'est après des années de procédures pour nettoyer les lieux (au Karcher ??) qu'il vient de se casser le nez en perdant son procès qui était devenu une obsession (n'aurait-il rien d'autre à foutre ?).
Bref…Victoire Mozerfriker !!! Dans ta face de pète-sec tête de fion à double fond… hum bon…restons digne.
On est toujours tenter de parler à tord et à travers (comme la plupart des nombreux articles parut dans la presse) pour faire un portrait psychologico-artistico-entrepreno-wallstreeter de Thierry Ehrmann mais l'exercice s'avère totalement futile tant le personnage baigne dans un univers où s'entrechoque le tout et son contraire, le CHAOS quoi !! ou le KAOS ?? Voyez je ne sais déjà plus !!!
Bref, de paradoxes en contradictions, aucune définition ne peut en être faîtes. Et c'est ça la grande leçon ! L'homme communique à travers son oeuvre qui lui ressemble et inutile de discourir pendant des heures.
Dans un monde où l'Art "conceptuel" est devenu une nourriture indigeste d'intellectuels égocentriques et friqués, Thierry Ehrmann donne à voir une oeuvre qui se trouve au coin de la rue et qui se fout radicalement du "quoi en penser". L'autre jour, je suis allé au centre d'Art Contemporain de ma ville (désespérant ! le centre, pas ma ville) et que vois-je ? Une installation avec une voiture carbonisée. Uno (non c'était une clio), je me dis "tiens ya de la pompe dans l'air (vicié). Deuz je déchire la page qu'on donne à l'entrée pour expliquer ce qu'a voulu dire l'artiste. BullShit tout ça ! Moi quand je regarde de l'Art je veux une émotion directe, je veux pas un cours de psycho-couillonades du pourquoi du comment ! Les bagnoles carbonisés de la demeure du Chaos comme la reconstitution de Ground Zéro, ça prend au tripe point barre car ça a la grande qualité de faire partie d'un tout. On est loin de l'opportunisme artistique qui pullulent dans les galeries où fausse honnêteté ryhme avec tiroir-caisse. Hé !
Pour finir, j'invite tout le monde à aller voir cette oeuvre inclassable qui demande qu'à être classer. Et pour ce faire vous pouvez adhérer à la pétition présente sur le site, sinon tant pis cela se fera légitimement par l'évolution des mentalités.
En attendant, ayons le Kult de l'esprit Kritik.
